LivreSansPage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 6 juillet 2007

Comment ça, encore des chaînes ?

Bonjour les amis,

Ce petit message sert à vous aviser que vous vous êtes tous fait entuber et que vous et vos contacts risquez de vous faire spammer encore plus. Le message que vous avez envoyé à tout le monde, comme quoi votre compte MSN allait fermer si vous ne l’envoyiez pas à plus de 18 personnes, n’est pas issu d’un communiqué officiel de la part de Microsoft, mais fait partie d’une chaîne de lettres. Pourtant, un ami commun, que je ne nommerai pas, nous a envoyé un message quasi identique en avril 2006 !

Si vous avez été assez brillant et vif d’esprit pour tout simplement envoyer valser la chaîne de lettres dans votre corbeille, je vous la résume brièvement. D’après ce message entièrement faux, les “directeurs de MSN” avisaient les abonnés de Hotmail que tous les noms d’usagers de Hotmail seraient bientôt tous pris, qu’il n’en restait désormais plus que 578 de libres parce que plusieurs personnes s’ouvrent plus d’un compte pour eux-mêmes, et qu’un ménage dans les comptes d’usagers allaient être fait sous peu. Pour prouver l’utilisation de son compte Hotmail, le poisson le receveur du message devait envoyer une copie de ce message à au moins 18 personnes, sans quoi son compte de messagerie allait être effacé. Pire, pour réactiver un compte, la modique somme de 10$ devrait être déboursée mensuellement… Que de conneries !

Entre le message que notre ami commun nous a envoyé en 2006 et celui que j’ai reçu hier, quelques très légères différences :

  • Andy, le “directeur de MSN”, était désormais assisté de John ! Tes chaînes ne sont plus assez efficaces, Andy ? Tu dois demander de l’aide ?
  • Ces mêmes “directeurs de MSN” veulent fermer les serveurs de messagerie si on n’envoie pas le courriel à toute sa liste de contacts. Toute société un tant soit peu sérieuse ne fermerait pas son service sous une telle contrainte : un envoi massif de courriels de la sorte surchargerait les serveurs de messagerie.
  • La “véracité” de l’information est appuyée par un article publié sur BBC News ! Ceux qui auront eu la brillance d’esprit de lire l’article auront remarqué qu’il date de 2001, qu’il décrit que Microsoft offrira des services MSN payants en complément de ses services gratuits, et qu’il contient en tête d’article une image sous-titrée ainsi : “Microsoft says that its hotmail service will still be free”.
  • Si on envoie le message à plus de 18 contacts (ah bon ? pas tout le carnet d’adresses ?), le “bonhomme MSN” deviendra bleu. Qué ? De la n’imperie de haut niveau…

Je pense qu’il est temps que je ressorte mon petit laïus à propos des chaînes de lettres.

Lire la suite...

samedi 30 juin 2007

Au sommet

Eh bien, j’en ai cherché, un titre pour cette nouvelle. Malheureusement, je suis un éternel insatisfait, et le titre de cette nouvelle est resté trop longtemps Titre. Alors, voilà, je l’ai nommée Au sommet pour le moment ; si vous avez une idée géniale, n’hésitez pas ! Un titre, ça se change s’il y a une meilleure option. ;)

Tu soutiens mon regard quelques secondes, impénétrable, puis le dévies dans le vague des nuages qui galopent au-devant. Tu ne dis rien. Tu n’en as pas besoin. Ton silence est si criant, tant révélateur. Je regarde le coin de tes yeux verts, le bout de ton nez rond, la commissure de tes lèvres ; rien ne bouge, rien ne frémit. Je lève les yeux vers le zénith et les clos. Ils s’embuent, ils s’embrument, je ne veux pas que tu le remarques.

Il m’arrive de prendre un fragment de ma vie, une toute petite phrase entendue ou lue, et d’halluciner une histoire autour de celle-ci. C’est le cas ici. Je ne saurais dire si j’aimerais qu’elle se produise réellement. Mais actuellement, elle me ronge… elle me ronge.

samedi 16 décembre 2006

Réalité

« Comment dit-on à quelqu’un qu’on l’aime ? »
Je pose cette question à Sophie, ma meilleure amie. Nous venons tout juste de descendre de l’autobus et entrons dans le collège, en parlant d’un peu n’importe quoi. Nous marchons le long du couloir menant à son casier. Profitant d’une seconde de silence, je lui lance cette question qui me brûlait les lèvres.

Cela fait plusieurs années que je connais Sophie. Nous nous sommes rencontrés il y a environ six ans, dans un cours de théâtre. J’y ai forgé une solide amitié avec une fille qui, encore aujourd’hui, m’est très chère.

« Je ne sais pas, répond Sophie. Sur le plan amoureux, je ne suis pas la personne la plus qualifiée pour t’aider ! »

Encore un moment de silence. Sophie pousse un petit soupir, d’exaspération.

« Sérieusement, dis-lui simplement ce que tu ressens pour elle, en toute franchise et sans détour. C’est très certainement la façon la plus intimidante de déclarer sa flamme, mais c’est la manière la plus efficace. »

Je hoche la tête, méditant la réponse de mon amie.

« Sophie, je t’aime. »

Autre silence.

Ai-je bien fait de déclarer mon amour à Sophie ? Ou aurais-je dû me taire et me contenter de cette belle et forte relation d’amitié qui nous unis ? Là n’est plus la question, car désormais le fait est accompli : elle connaît maintenant mes sentiments­. Et il m’est impossible de gérer comment elle réagira.

lundi 31 juillet 2006

Derrière le masque

C’était comme si le plafond s’effondrait sur moi, j’eus envie de m’affaisser sur le sol. Ma gorge se serra à n’en plus laisser passer l’air. Je pensai alors que le meilleur ami devait chercher à être plus qu’un ami, et que je voulais être à sa place.

Je suis amoureux de Noémie, c’est clair !

Mais à ce moment-là, je n’avais qu’émis un « Oh ! » en hochant la tête, sans rien laisser transparaître de ce que je ressentais vraiment. Je portais un masque cachant mes émotions. Et aujourd’hui, maintenant, je porte encore ce même masque : je hoche simplement, stupidement la tête en exclamant un court « Oh ! », alors que j’ai envie de pleurer.

Le reste de l’après-midi se déroule normalement. Nous n’abordons plus cet appel téléphonique — après tout, comme elle ne sait pas que je l’aime, elle n’a aucune raison de m’en parler plus longtemps —, et j’en finis presque à l’oublier. Presque, car reste quand même dans ma gorge cette impression de serrement.

À ce moment, j’ai envie de me lever et de déclarer à Noémie : « Avant qu’il ne soit trop tard, il faut que je te dises que je suis follement amoureux de toi. » Mais je reste figé au sol, les yeux vitreux un court instant, lâchant un léger râle de douleur.

On a probablement tous déjà porté un masque un certain temps devant l’être chère. Et parfois, pressé par les circonstances, il nous faut retirer prématurément ce masque. Avant qu’il ne soit trop tard, avant que l’opportunité nous glisse entre les doigts, sans que nous ayions essayé ne serait-ce qu’un peu de s’afficher tel que nous sommes réellement.

- page 1 de 2