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vendredi 14 mars 2008

Musique de fille

Mardi après-midi. L'école vient de terminer. J'ai passé tout un après-midi à faire de la suppléance auprès de groupes certes pas si difficiles, mais qui m'ont tout de même exténué, après une dure soirée d'un sommeil agité et léger. Pour me relaxer, je suis monté en voiture et je suis allé rouler comme ça, sans but précis. Je quitte le stationnement de l'école, prend la route qui mène à la rivière et monte le son de la radio.

C'est l'heure des émissions du retour à la maison. Des émissions humoristiques qui tentent de faire oublier aux automobilistes qu'ils sont pris dans le trafic sur les ponts en montant des scénarios tous plus abrutis les uns que les autres. Les animateurs à la radio se rient l'un et l'autre. Ils blaguent à propos de l'un d'eux pour dire que s'il aime le hockey, qu'il ne refuse pas une bière et qu'il a une blonde qu'il adore, il a un côté féminin très développé parce qu'il apprécie écouter de la "musique de fille". Madonna, Culture Beat, Snap!, Gloria Gaynor… toutes des formations que les animateurs et les auditeurs ont qualifié faisaient de la "musique de fille".

Honnêtement, je ne sais pas comment réagir à cela. Je déteste que l'on qualifie une chanson ou un genre musical comme une "musique de gars" ou une "musique de fille". Ça me fait hérisser le poil des bras à chaque fois que quelqu'un ose sortir cette supposition. Parce qu'un gars aime la pop-bonbon ou la musique eurodance, par exemple, il est moins homme ? Parce qu'une fille est dingue de ska ou de punk, elle est moins femme ? Je trouve totalement insensé que l'on puisse qualifier les goûts de chacun selon un sexe. D'un autre côté, j'ai envie de les féliciter, car mettre en comparaison que l'animateur a des goûts de gars et de fille, eh bien, ça détruit cette conception que les goûts sont rattachés à un sexe.

Les genres musicaux ne sont pas liés à un sexe en particulier.

samedi 8 septembre 2007

Excuse-moi, Loreena...

... mais tu n'as pas été celle qui m'a le plus marqué dans ton spectacle.

Je suis allé voir, ce soir, une représentation de Loreena McKennitt à la Place des Arts de Montréal, pour sa tournée An Ancient Muse 2007. De cette artiste, je ne connais réellement que deux albums, ses deux derniers (The Book of Secrets et An Ancient Muse). J'ai adoré The Book of Secrets, un véritable voyage dans le monde celtique, et j'ai moins accroché sur An Ancient Muse, que je n'ai écouté qu'une seule fois. (Sans doute la barre était-elle difficile à franchir après The Book of Secrets. Il n'empêche qu'après avoir vu la représentation de ce soir, une envie de réécouter le dernier album me prend...) J'avais peur que seules les nouvelles pièces soient jouées ce soir ; ce ne fut pas le cas, des pièces des tous les précédents albums ont aussi été interprétées.

Le spectacle a été magnifique. La voix de Loreena était absolument sublime et puissante. Les arrangements musicaux étaient aussi extraordinaires. On ressentait jusque dans nos tripes cette énergie, par les vibrations de l'air et du sol. Une mention spéciale concernant la pièce "Dante's Prayer", qui m'a amené les larmes aux yeux. Une musique absolument envoûtante et calme, accompagnée de la voix de Loreena qui semblait nous chuchoter un secret. Un puissant chuchotement qui résonnait à travers la salle entière et qui a atteint directement notre âme.

Néanmoins, impressionnant était le jeu des lumières au commencement de la représentation, durant les deux ou trois premières pièces. Une lumière bleutée éclairait l'ensemble de la scène, et un filet orangé illuminait Loreena. Comme si Loreena nous chantait aujourd'hui, dans le présent, des mélodies oubliées sur un accompagnement musical d'un orchestre fantomatique sorti des temps anciens. Sur la droite de la scène, Caroline Lavelle au violoncelle, avec ses longs cheveux couvrant son visage, se tortillant au son de la musique, dans la lumière bleuté, semblait être un fantôme sorti d'une époque depuis longtemps révolue. De tout ce spectacle, c'est Caroline Lavelle dans cette impression fantomatique qui m'a le plus marqué.

Je ne sais pas s'il reste encore des billets disponibles pour les représentations près (ou moins près) de chez vous, mais si c'est le cas et que vous êtes un amoureux de Loreena McKennitt, payez le prix fort pour y assister !

mardi 7 novembre 2006

Nocivité des DRM

[Via Standblog]

Le site de vente de musique en ligne MSN Music fermera sous peu ses portes. Dès le 14 novembre (date de sortie du Zune aux États-Unis), MSN Music ne vendra plus directement de musique, mais référera plutôt les clients vers Real Rhapsody et Zune Marketplace (un nouveau service de Microsoft opérable uniquement avec le Zune, basé sur le modèle fermé d’iTunes/iTunes Music Store et l’iPod d’Apple).

Le problème ? Les chansons achetées sur MSN Music (service proposé par Microsoft, rappelons-le) ne pourront pas être transférées sur le nouveau baladeur numérique de Microsoft, le Zune. Le système de DRM par lequel sont chiffrées les chansons achetées légalement est incompatible avec celui du Zune, ce baladeur étant incompatible avec la norme PlayForSure. Bref, pour de la musique que le client a payé de sa propre poche, il lui sera impossible de la jouer sur son nouveau baladeur… alors que le Zune est un produit de la même marque que le développeur du DRM !

Ceci démontre exactement que les contenus, les oeuvres, ont une durée de vie supérieure à celles des technologies et de l’intérêt que les entreprises de technologie leurs porte. Je l’avais déjà écrit, de nombreux internautes de renom l’ont aussi soutenu depuis longtemps : les DRM sont un frein au développement d’une réelle offre musicale légale dans Internet. Rappelons que récemment, un représentant de Virgin MegaStore proposait un marché sans DRM ; récemment, ce même magasin et FnacMusic ont publié des chansons sans DRM. Espérons, pour le bien du consommateur, que les mesures techniques de protection disparaîtront.

lundi 9 octobre 2006

YP-Z5, un mois après

Je voulais écrire un billet à propos du baladeur numérique que j’ai acheté il y a à peu près un mois (un Samsung YP-Z5AS), mais paresseux je suis, je ne l’ai jusqu’à présent pas fait. J’ai lu hier, dans le forum d’Ubuntu-FR, qu’un membre souhaitait se procurer lui aussi un YP-Z5 ; cela m’a poussé à lui pondre un petit retour d’expérience après un mois d’utilisation. Je transmets de nouveau ce que j’ai écrit.Tout d’abord, je désire dire tout de suite que je ne suis pas hyper calé en la matière. Mon parcours en maière de baladeurs se résume à un vieux magnétocassette RCA (que j’ai toujours, d’ailleurs, et qui fonctionne :) ), à un lecteur minidisques Aïwa et à un baladeur MP3 SanDisk Sansa e140. J’ai globalement été satisfait de mon baladeur minidisques (autonomie, robustesse du produit, qualité de son), mais il avait un défaut extrêmement contraignant : pour transférer de la musique dessus, je devais absolument utiliser un logiciel propriétaire (SonicStage, pour ceux qui connaissent) fonctionnant sous Microsoft® Windows® uniquement. J’ai fait attention de bien choisir un lecteur compatible avecla norme USB MSC pour mon lecteur suivant : le Sansa e140 de SanDisk. Je l’avais choisi surtout pour son faible prix et son extensibilité au point de vue de la mémoire (on peut lui ajouter une carte SD). Malheureusement, j’ai trouvé le produit plutôt cheap : autonomie plutôt mauvaise, lecteur en plastique, boutons peu réactifs, démarrage et mise à jour de la bibliothèque assez lente, se raye facilement… Bref, je m’étais mis en quête d’un nouveau baladeur, et mon choix s’est arrêté sur le YP-Z5 de Samsung, suite entre autre la la lecture d’un test sur GénérationMP3. (D’ailleurs, sur bien des points, je risque de répéter ce que dit le testeur.)

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