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mardi 5 mai 2009

On trouve de tout sur Facebook

Je ne suis pas un de ces anti-Facebook primaires qui voient en ce genre de plate-forme de socialisation le mal incarné. Loin de là. Ou presque.

Facebook, c'est bien plaisant pour rester informé des potins sur des connaissances que l'on voit peu, pour tenir trace d'activités et en organiser, ou encore pour pouvoir être contacté ponctuellement par des anciennes connaissances à qui l'on n'a jamais donné ses coordonnées parce qu'elles varient fréquemment. Sauf que Facebook, c'est aussi une collection de milliers d'applications tierces, développées par des milliers de gens (dont on ne connait rien) d'un peu partout sur la planète. Des applications souvent bidons pour connaître ton Q.I., pour te faire acheter par tes copains Facebook, pour connaître ton classement dans la liste de tes amis Facebook les plus aimés ou encore pour connaître ton avenir. Et ça, ça peut très aisément virer à la dérive.

Première connexion de la journée sur Facebook aujourd'hui : une amie (qui n'est pas une gourde en forme de singe, rassurez-vous -- ­ il faut bien que je l'anonymise un peu !) a rempli un petit questionnaire, "Qui es-tu aux yeux des gens ?", et le site de socialisation me présente son résultat en première page d'actualité.

«Tu es.. un loser !» Franchement tu crains trop, les gens te trouvent ennuyeux, voir insuportable. Tu es laid(e), con(ne), tu sens un truc louche, t'as vraiment pas de chance! T'as jamais pensé à te jeter ou à te pendre? Penses-y sa rendra surement service à beaucoup de gens bouffon(ne)!

Le premier qui rira aura une tapette grosse claque, en espérant que ça l'aide à se ressaisir.

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mercredi 9 juillet 2008

Logiciels libres et religion

"Évangélistes". C'est ainsi que les membres de la communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu sont appelés par Brunus dans les forums d'Ubuntu-FR. Stupeur.

M'enfin, non, ce n'est pas vrai, je ne suis pas surpris. Ce n'est pas la première fois que je remarque un certain amalgame entre religion et logiciels libres dans les forums d'Ubuntu-FR (est-ce aussi vrai ailleurs ?). Adam0509 disait que c'est aux utilisateurs de logiciels libres de répandre la bonne parole aux informaticiens. Caponeal appelle les adeptes plus "extrémistes" des logiciels libres les "ayathollahs du libre", et Damvdr s'estime un profane sous Linux parce qu'il vient à peine de découvrir Ubuntu. Il est du devoir des Linuxiens, selon FCDI, de remettre les utilisateurs de Microsoft Windows "dans le droit chemin" ; pour Rubyman, c'est une "révélation divine" qu'il faut transmettre.

Nazebrock disait que le temps où on envoyait des missionnaires pour convertir l'homme africain au christianisme n'est pas si loin après tout, et Keldath de renchérir qu'il serait temps d'arrêter cette manie de vouloir convertir tout ce qui bouge en incarnant un soit disant rôle de "sauveur". Très franchement, ils m'enlèvent les mots de la bouche !

À mon sens, il y a un très grande différence entre être adepte d'une philosophie (celle du logiciel libre) et être intolérent envers d'autres visions de l'informatique (le logiciel non libre). Entre comprendre et accepter, tout en n'étant pas en accord, que d'autres peuvent voir du bon dans le logiciel propriétaire, et rejeter tout ce qui est non libre, promouvoir le logiciel libre comme étant l'unique voie divine grâce à laquelle Saint Richard Stallman, Saint Linus Torvalds et Saint Mark Shuttleworth vont nous amener à l'illumination. Entre partager son point de vue et vouloir convertir à tout prix tout le monde vers l'Unique chemin vers le Salut Éternel, amen.

Y'a des fois où ça m'énerve grandement.


"Fear of the missionary" par Stargazer80

jeudi 5 juin 2008

Esclavage bloguesque

Lu chez La Rouqine, dans son billet du 29 mai dernier :

Ok. Quand j’ai vu la date de ça : [5 mai 2008,] j’ai compris que là j’avais déconné. Le pire étant que j’ai des trucs à raconter encore! [...] Et histoire de me forcer à prendre 30 minutes pour écrire quelque chose, je vais me fixer une date : lundi. Lundi prochain grand max, je parle de cul.

Et dans les commentaires, depuis lundi : "on est lundi !! ^^, "c’est bon c’est lundi !!!", "Quand tu dis lundi…tu parles de quel lundi ? lundi 2 ou lundi 9 juin ? ou un autre peut-être ?[...]", "Et attention, dans 1h20 on sera mardi ![...]", et pire encore : "Et voila, je le savais… encore une promesse non tenu…" et "Prochain cadeau pour la rouquine: un calendrier…". Mais le pire de tous, d'après moi : "Bon on est mardi… j’attends moi!!!"

Qu'est-ce que je suis content de ne pas publier régulièrement des billets ici, de ne publier mes réactions et pensées que lorsque j'en ai envie, et surtout ne pas être pris d'assaut par des fanatiques lecteurs qui me réclament sans cesse des nouveaux écrits tous plus rocambolesques les uns que les autres ! Bloguer pour soi, pour satisfaire ses propres envies, ou bloguer pour les autres ? Probablement que bien des blogueurs ont déjà répondus à cette question, y ont réfléchi et comprennent leur choix ; les lecteurs y ont-ils pensé, eux ?

(Avant qu'on me le fasse remarquer : oui, j'ai bien noté la touche d'humour de chacun de ces commentaires laissés dans le billet de La Rouqine. Humour ou pas, ça reste une sollicitation, ce que je ne supporte pas...)


"An Introduction", par Idiacanthus

dimanche 20 avril 2008

Le temps en informatique...

... est perçu vraiment différemment du temps réel. J'ai sans cesse cet étonnement quand, dans un forum informatique, je lis un message utilisant le terme "à l'époque". Par exemple (phrase fictive) : J'ai dû me mettre à Ubuntu sérieusement avec la sortie de la version 6.06, en double-amorçage avec Windows XP à l'époque. Ou encore (toujours fictif) : C'est une fonctionnalité que j'attends depuis l'époque de Dapper. Voire pire (encore fictif) : J'ai acheté un nouvel ordinateur le mois dernier, pour corriger mes problèmes de compatibilité ; à l'époque, mon PC avait une carte graphique non gérée.

Dans ma tête à moi, on réfère à une époque quand on a vécu quelque chose de lointain et qui est marqué d'un évènement marquant, qui crée une coupure nette dans la vie d'une personne. Je ne serais pas surpris d'entendre mes grands-parents me parler de l'époque de leur jeunesse. Mes parents pourraient aussi me parler de l'époque où ils ont décroché leur premier emploi. Et je pourrais même penser à l'époque où j'entrais à l'école primaire. Mais parler d'une époque pour un évènement somme toute banal s'étant produit il y a à peine un mois ou deux ans ? Ça m'étonne encore et encore !

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