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vendredi 14 mars 2008

Musique de fille

Mardi après-midi. L'école vient de terminer. J'ai passé tout un après-midi à faire de la suppléance auprès de groupes certes pas si difficiles, mais qui m'ont tout de même exténué, après une dure soirée d'un sommeil agité et léger. Pour me relaxer, je suis monté en voiture et je suis allé rouler comme ça, sans but précis. Je quitte le stationnement de l'école, prend la route qui mène à la rivière et monte le son de la radio.

C'est l'heure des émissions du retour à la maison. Des émissions humoristiques qui tentent de faire oublier aux automobilistes qu'ils sont pris dans le trafic sur les ponts en montant des scénarios tous plus abrutis les uns que les autres. Les animateurs à la radio se rient l'un et l'autre. Ils blaguent à propos de l'un d'eux pour dire que s'il aime le hockey, qu'il ne refuse pas une bière et qu'il a une blonde qu'il adore, il a un côté féminin très développé parce qu'il apprécie écouter de la "musique de fille". Madonna, Culture Beat, Snap!, Gloria Gaynor… toutes des formations que les animateurs et les auditeurs ont qualifié faisaient de la "musique de fille".

Honnêtement, je ne sais pas comment réagir à cela. Je déteste que l'on qualifie une chanson ou un genre musical comme une "musique de gars" ou une "musique de fille". Ça me fait hérisser le poil des bras à chaque fois que quelqu'un ose sortir cette supposition. Parce qu'un gars aime la pop-bonbon ou la musique eurodance, par exemple, il est moins homme ? Parce qu'une fille est dingue de ska ou de punk, elle est moins femme ? Je trouve totalement insensé que l'on puisse qualifier les goûts de chacun selon un sexe. D'un autre côté, j'ai envie de les féliciter, car mettre en comparaison que l'animateur a des goûts de gars et de fille, eh bien, ça détruit cette conception que les goûts sont rattachés à un sexe.

Les genres musicaux ne sont pas liés à un sexe en particulier.

jeudi 14 février 2008

Saint-Valentin, les amis

Tiens, c'est le 14 février aujourd'hui.
Et hier, on était le 13 février, et demain, on sera le 15 février.

J'exècre la Saint-Valentin. Ce n'est rien d'autre qu'une fête commerciale, durant laquelle Lindt, Botanix, Hallmark et Victoria Secrets nous poussent à consommer chocolats et autres petits bonbons, roses et autres magnifiques fleurs, cartes, soutiens-gorge et autres pièces de vêtement aguichantes, etc. pour sa chérie. D'abord, une chose que je déteste par dessus tout : l'association de cette fête à des couples. L'amour se peut entre des amis, entre les membres d'une famille, entre des collègues de travail, etc. Alors, merci de penser à eux aussi.

Ce n'est pas le 14 février qu'il faut penser aux êtres chers, c'est toute l'année. Il faut aimer les êtres chers quand on en ressent le besoin, quand on a envie de le leur faire savoir. La Saint-Valentin, c'est comme Noël, la Fête des Mères ou la Fête des Pères : une date où l'on force la population à se souhaiter ses meilleurs voeux (qu'on le ressente ou non). Je vous ai sûrement déjà raconté combien je déteste Noël, délicieuse fête commerciale où tout le monde se réunit pour se dire combien on s'aime et qu'on se souhaite le plus merveilleux bonheur... alors que franchement, on ne se voit pas le reste de l'année parce qu'on ne le veut pas. Pourtant, toute l'année, je dis à mes amis combien je suis content d'être avec eux, combien je les aime, combien je leur souhaite du bonheur dans les moments tristes, combien je suis heureux de partager leurs joies quand ils sont joyeux... Pourquoi forcer une putain de date pour déclarer cet amour ?! J'ai le même sentiment face à la Saint-Valentin qu'à ces autres fêtes tout aussi futiles.

Je vous ai aimé hier, je vous aime aujourd'hui, je vous aimerai demain. Ni plus, ni moins.

mardi 25 décembre 2007

À notre émission, ce soir, nous recevons...

Ça y est, c'est commencé : sortez votre popcorn et vos mouchoirs et préparez-vous pour une émission tellement pathétique que vous allez en mourir de rire. Quel joyeux cadeau de Noël, n'est-il pas ?

Cette année encore, c'est chez moi que le réveillon se passe. La famille de ma mère et de mon père s'est donné rendez-vous dans notre merveilleuse maison pour savourer des délicieux mets traditionnels (lasagnes, poulet et salade, avec bière, vin et cocktails au sour puss) et réveillonner comme on le faisait au bon vieux temps (m'enfin... avec des jeux questionnaires pour personnes du troisième âge et des chansons populaires qui ont fait les #1 des chartes alors que mes grands-parents ne pensaient même pas à concevoir mes parents -- s'étaient-ils même rencontrés ?). Non, ça n'a pas changé depuis l'an dernier : je déteste toujours autant Noël.

Je devrais en profiter pour saluer l'un de mes cousins qui est descendu d'Abitibi exprès pour Noël ; c'est drôle, je ne me souviens même pas de lui... Hein, un autre cousin a des enfants ? et 3 en plus de ça ? Et qui est cette tante que je n'ai jamais vu de ma vie qui se pointe chez moi ? Non, Noël ne m'inspire pas du tout. Une période de réjouissance où l'on peut se souhaiter la bonne année, la santé et la fortune ? Chez moi, je me sens comme dans un centre d'hébergement : je rencontre plein d'inconnus que je ne reverrai jamais (avant Noël prochain).

Et puis, avouons-le : je suis quand même une personne assez solitaire, qui déteste les foules. Déjà qu'à un Noël avec ma famille immédiate (père, mère et soeurette) je dois me forcer pour souhaiter mes meilleurs voeux (étrangement, je le fais déjà tous les jours... en quoi Noël est-il un jour différent ?), il faut en plus que je fasse semblant d'être tout sourire avec une bande d'inconnus qui envahissent littéralement mon espace personnel ?!

Je mets la clé dans la porte de ma chambre... Voyons voir ce qu'il y a de plus intéressant aux autres chaînes.

It's Christmas Time, par InfinitoWD

jeudi 15 novembre 2007

Je crois savoir écrire

Les compétences en français, selon la Ministre de l'Éducation, du loisir, du sport sentier chasse pêche, Michelle Courchesne, à Tout le monde en parle : « Savoir lire, comprendre des textes et je crois savoir écrire. »

Quand on regarde les travaux d'élèves, on se rend compte que la dernière compétence (je crois savoir écrire) est très très bien réussie par la quasi totalité des classes. Cath de s'exclamer : « C'est génial, ça ! Une victoire ! Pourquoi est-ce que les médias n'en parlent pas  ? » Les médias s'en donnent à coeur joie pour montrer les ratées du système d'éducation au Québec ; pour une fois qu'il y a une réussite, mettons-la de l'avant !

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