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mardi 5 mai 2009

On trouve de tout sur Facebook

Je ne suis pas un de ces anti-Facebook primaires qui voient en ce genre de plate-forme de socialisation le mal incarné. Loin de là. Ou presque.

Facebook, c'est bien plaisant pour rester informé des potins sur des connaissances que l'on voit peu, pour tenir trace d'activités et en organiser, ou encore pour pouvoir être contacté ponctuellement par des anciennes connaissances à qui l'on n'a jamais donné ses coordonnées parce qu'elles varient fréquemment. Sauf que Facebook, c'est aussi une collection de milliers d'applications tierces, développées par des milliers de gens (dont on ne connait rien) d'un peu partout sur la planète. Des applications souvent bidons pour connaître ton Q.I., pour te faire acheter par tes copains Facebook, pour connaître ton classement dans la liste de tes amis Facebook les plus aimés ou encore pour connaître ton avenir. Et ça, ça peut très aisément virer à la dérive.

Première connexion de la journée sur Facebook aujourd'hui : une amie (qui n'est pas une gourde en forme de singe, rassurez-vous -- ­ il faut bien que je l'anonymise un peu !) a rempli un petit questionnaire, "Qui es-tu aux yeux des gens ?", et le site de socialisation me présente son résultat en première page d'actualité.

«Tu es.. un loser !» Franchement tu crains trop, les gens te trouvent ennuyeux, voir insuportable. Tu es laid(e), con(ne), tu sens un truc louche, t'as vraiment pas de chance! T'as jamais pensé à te jeter ou à te pendre? Penses-y sa rendra surement service à beaucoup de gens bouffon(ne)!

Le premier qui rira aura une tapette grosse claque, en espérant que ça l'aide à se ressaisir.

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mardi 2 décembre 2008

Cours d'info...

Cours d'introduction aux métiers et domaines de l'informatique. On reçoit le projet de session : créer un petit site web sous Microsoft FrontPage en utilisant bien toutes les jolies composantes personnalisées de ce fabuleux outil. Plusieurs choses me gênent dans ce projet.

La première est certainement de faire apprendre une méthode de développement d'un site web en utilisant des fonctionnalités spécifiques d'un logiciel. Qu'est-ce que cela signifie ? Si au final je deviens un as de FrontPage, que je réussis à monter un petit site Internet fort acceptable avec cet outil, qu'advient-il de mes compétences une fois que, lorsque mes études seront terminées et lorsque je serai engagé par un employeur, je doive utiliser un autre outil, une autre plate-forme de développement ? Les webbots dans FrontPage, ça a beau être pratique, c'est loin d'être normalisé et présent dans une foultitude d'autres logiciels.

La seconde est de devoir travailler exclusivement à l'école sur des ordinateurs publics, à moins de pirater le logiciel. On ne me fournit pas une copie et une licence d'exploitation du logiciel, alors je suis bien obligé d'utiliser les postes de l'école pour travailler, puisqu'il n'y a que là que je dispose d'une installation utilisable de FrontPage. Je n'ai aucune envie de débourser un quelconque sou pour acheter un logiciel fort cher qui ne me servira que pour réaliser un seul projet dans le cadre de mes études. (Et je ne peux pas utiliser de version de démonstration de FrontPage parce que point 3.) Je trouve fort dommage de devoir me déplacer à l'école pour travailler, plutôt que de travailler à partir de chez moi, surtout que mes horaires de disponibilité pour travailler sur le projet ne correspondent peut-être pas tout à fait aux heures de disponibilité des laboratoires de micro-informatique et que la disponibilité d'un poste de travail pour toute la durée de mon travail n'est pas garantie.

La troisième est de nous instruire à utiliser un logiciel obsolète. FrontPage n'est plus développé par Microsoft depuis 2006, remplacé depuis par Expression Web ou SharePoint Designer. Or, certaines des fonctions de FrontPage que l'on nous apprend à tirer si brillamment profit semblent tout simplement avoir disparu des dernières versions de Expression Web et SharePoint Designer.

Évidemment, aucune discussion possible pour ce projet parce que ce projet-ci est planifié ainsi, ce qui ne nous empêche pas de proposer au professeur de revoir sa copie pour les sessions à venir. Au moins, je me réjouis de constater que je ne suis pas le seul mécontent, et surtout que d'autres vont aussi voir ailleurs si d'autres produits et d'autres méthodes de développement sont plus efficaces que celles imposées par le professeur.

'Computer2', par Nouseforaname
"Computer2", par Nouseforaname

mercredi 9 juillet 2008

Logiciels libres et religion

"Évangélistes". C'est ainsi que les membres de la communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu sont appelés par Brunus dans les forums d'Ubuntu-FR. Stupeur.

M'enfin, non, ce n'est pas vrai, je ne suis pas surpris. Ce n'est pas la première fois que je remarque un certain amalgame entre religion et logiciels libres dans les forums d'Ubuntu-FR (est-ce aussi vrai ailleurs ?). Adam0509 disait que c'est aux utilisateurs de logiciels libres de répandre la bonne parole aux informaticiens. Caponeal appelle les adeptes plus "extrémistes" des logiciels libres les "ayathollahs du libre", et Damvdr s'estime un profane sous Linux parce qu'il vient à peine de découvrir Ubuntu. Il est du devoir des Linuxiens, selon FCDI, de remettre les utilisateurs de Microsoft Windows "dans le droit chemin" ; pour Rubyman, c'est une "révélation divine" qu'il faut transmettre.

Nazebrock disait que le temps où on envoyait des missionnaires pour convertir l'homme africain au christianisme n'est pas si loin après tout, et Keldath de renchérir qu'il serait temps d'arrêter cette manie de vouloir convertir tout ce qui bouge en incarnant un soit disant rôle de "sauveur". Très franchement, ils m'enlèvent les mots de la bouche !

À mon sens, il y a un très grande différence entre être adepte d'une philosophie (celle du logiciel libre) et être intolérent envers d'autres visions de l'informatique (le logiciel non libre). Entre comprendre et accepter, tout en n'étant pas en accord, que d'autres peuvent voir du bon dans le logiciel propriétaire, et rejeter tout ce qui est non libre, promouvoir le logiciel libre comme étant l'unique voie divine grâce à laquelle Saint Richard Stallman, Saint Linus Torvalds et Saint Mark Shuttleworth vont nous amener à l'illumination. Entre partager son point de vue et vouloir convertir à tout prix tout le monde vers l'Unique chemin vers le Salut Éternel, amen.

Y'a des fois où ça m'énerve grandement.


"Fear of the missionary" par Stargazer80

samedi 17 mai 2008

Y'a de ces journées...

... où tout va mal.

On met son radio-réveil environ une heure plus tôt afin d'être sûr d'être à l'heure au travail ; évidemment, on n'entend pas le réveil et on court comme un demeuré pour prendre une douche, prendre une bouchée et rouler à toute allure au travail. Et c'est là qu'on se rend compte que la voiture n'a plus d'essence, qu'il faut s'arrêter un instant pour faire le plein. Et évidemment, la pompe fait des siennes, comme si sa carte de débit était démagnétisée. Au moins, elle passe sans problème dans le terminal du caissier.Hop hop, sur l'autoroute ! On remarque que finalement, on n'est pas vraiment en retard dans l'horaire habituelle ; le stress aura fait en sorte que la routine quotidienne a été complétée plus rapidement. Et c'est là qu'on se rend compte qu'il y a un embouteillage monstre, et qu'on n'arrivera pas à l'heure au boulot si on reste sur cette route. Alors on prend vite un détour ! Et en appuyant légèrement plus qu'autorisé sur l'accélérateur, on arrive finalement pile poil à l'heure au travail... avec deux ou trois minutes de retard et tout en sueur, le coeur battant à tout rompre.Et on se rend compte que l'employé qui accomplissait sa tâche avant soi a laissé beaucoup trop de travail inachevé. Alors on s'active à compléter la tâche rapidement, ce qui est épuisant. Et on termine la tâche avec un peu de retard, on accumule le retard. Et on se rend compte aussi que des pièces dont on a besoin pour accomplir le travail sont manquantes, et qu'il faut se débrouiller pour les trouver parce qu'il manque des employés pour effectuer les tâches connexes.

Bref, une journée de merde. Comme jeudi dernier, par exemple.

Et pourtant, une fois de retour à la maison, c'est à la suite de ces journées que j'arrive à savourer encore mieux le repos et le temps libre.

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