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mercredi 9 juillet 2008

Logiciels libres et religion

"Évangélistes". C'est ainsi que les membres de la communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu sont appelés par Brunus dans les forums d'Ubuntu-FR. Stupeur.

M'enfin, non, ce n'est pas vrai, je ne suis pas surpris. Ce n'est pas la première fois que je remarque un certain amalgame entre religion et logiciels libres dans les forums d'Ubuntu-FR (est-ce aussi vrai ailleurs ?). Adam0509 disait que c'est aux utilisateurs de logiciels libres de répandre la bonne parole aux informaticiens. Caponeal appelle les adeptes plus "extrémistes" des logiciels libres les "ayathollahs du libre", et Damvdr s'estime un profane sous Linux parce qu'il vient à peine de découvrir Ubuntu. Il est du devoir des Linuxiens, selon FCDI, de remettre les utilisateurs de Microsoft Windows "dans le droit chemin" ; pour Rubyman, c'est une "révélation divine" qu'il faut transmettre.

Nazebrock disait que le temps où on envoyait des missionnaires pour convertir l'homme africain au christianisme n'est pas si loin après tout, et Keldath de renchérir qu'il serait temps d'arrêter cette manie de vouloir convertir tout ce qui bouge en incarnant un soit disant rôle de "sauveur". Très franchement, ils m'enlèvent les mots de la bouche !

À mon sens, il y a un très grande différence entre être adepte d'une philosophie (celle du logiciel libre) et être intolérent envers d'autres visions de l'informatique (le logiciel non libre). Entre comprendre et accepter, tout en n'étant pas en accord, que d'autres peuvent voir du bon dans le logiciel propriétaire, et rejeter tout ce qui est non libre, promouvoir le logiciel libre comme étant l'unique voie divine grâce à laquelle Saint Richard Stallman, Saint Linus Torvalds et Saint Mark Shuttleworth vont nous amener à l'illumination. Entre partager son point de vue et vouloir convertir à tout prix tout le monde vers l'Unique chemin vers le Salut Éternel, amen.

Y'a des fois où ça m'énerve grandement.


"Fear of the missionary" par Stargazer80

samedi 17 mai 2008

Y'a de ces journées...

... où tout va mal.

On met son radio-réveil environ une heure plus tôt afin d'être sûr d'être à l'heure au travail ; évidemment, on n'entend pas le réveil et on court comme un demeuré pour prendre une douche, prendre une bouchée et rouler à toute allure au travail. Et c'est là qu'on se rend compte que la voiture n'a plus d'essence, qu'il faut s'arrêter un instant pour faire le plein. Et évidemment, la pompe fait des siennes, comme si sa carte de débit était démagnétisée. Au moins, elle passe sans problème dans le terminal du caissier.Hop hop, sur l'autoroute ! On remarque que finalement, on n'est pas vraiment en retard dans l'horaire habituelle ; le stress aura fait en sorte que la routine quotidienne a été complétée plus rapidement. Et c'est là qu'on se rend compte qu'il y a un embouteillage monstre, et qu'on n'arrivera pas à l'heure au boulot si on reste sur cette route. Alors on prend vite un détour ! Et en appuyant légèrement plus qu'autorisé sur l'accélérateur, on arrive finalement pile poil à l'heure au travail... avec deux ou trois minutes de retard et tout en sueur, le coeur battant à tout rompre.Et on se rend compte que l'employé qui accomplissait sa tâche avant soi a laissé beaucoup trop de travail inachevé. Alors on s'active à compléter la tâche rapidement, ce qui est épuisant. Et on termine la tâche avec un peu de retard, on accumule le retard. Et on se rend compte aussi que des pièces dont on a besoin pour accomplir le travail sont manquantes, et qu'il faut se débrouiller pour les trouver parce qu'il manque des employés pour effectuer les tâches connexes.

Bref, une journée de merde. Comme jeudi dernier, par exemple.

Et pourtant, une fois de retour à la maison, c'est à la suite de ces journées que j'arrive à savourer encore mieux le repos et le temps libre.

vendredi 14 mars 2008

Musique de fille

Mardi après-midi. L'école vient de terminer. J'ai passé tout un après-midi à faire de la suppléance auprès de groupes certes pas si difficiles, mais qui m'ont tout de même exténué, après une dure soirée d'un sommeil agité et léger. Pour me relaxer, je suis monté en voiture et je suis allé rouler comme ça, sans but précis. Je quitte le stationnement de l'école, prend la route qui mène à la rivière et monte le son de la radio.

C'est l'heure des émissions du retour à la maison. Des émissions humoristiques qui tentent de faire oublier aux automobilistes qu'ils sont pris dans le trafic sur les ponts en montant des scénarios tous plus abrutis les uns que les autres. Les animateurs à la radio se rient l'un et l'autre. Ils blaguent à propos de l'un d'eux pour dire que s'il aime le hockey, qu'il ne refuse pas une bière et qu'il a une blonde qu'il adore, il a un côté féminin très développé parce qu'il apprécie écouter de la "musique de fille". Madonna, Culture Beat, Snap!, Gloria Gaynor… toutes des formations que les animateurs et les auditeurs ont qualifié faisaient de la "musique de fille".

Honnêtement, je ne sais pas comment réagir à cela. Je déteste que l'on qualifie une chanson ou un genre musical comme une "musique de gars" ou une "musique de fille". Ça me fait hérisser le poil des bras à chaque fois que quelqu'un ose sortir cette supposition. Parce qu'un gars aime la pop-bonbon ou la musique eurodance, par exemple, il est moins homme ? Parce qu'une fille est dingue de ska ou de punk, elle est moins femme ? Je trouve totalement insensé que l'on puisse qualifier les goûts de chacun selon un sexe. D'un autre côté, j'ai envie de les féliciter, car mettre en comparaison que l'animateur a des goûts de gars et de fille, eh bien, ça détruit cette conception que les goûts sont rattachés à un sexe.

Les genres musicaux ne sont pas liés à un sexe en particulier.

jeudi 14 février 2008

Saint-Valentin, les amis

Tiens, c'est le 14 février aujourd'hui.
Et hier, on était le 13 février, et demain, on sera le 15 février.

J'exècre la Saint-Valentin. Ce n'est rien d'autre qu'une fête commerciale, durant laquelle Lindt, Botanix, Hallmark et Victoria Secrets nous poussent à consommer chocolats et autres petits bonbons, roses et autres magnifiques fleurs, cartes, soutiens-gorge et autres pièces de vêtement aguichantes, etc. pour sa chérie. D'abord, une chose que je déteste par dessus tout : l'association de cette fête à des couples. L'amour se peut entre des amis, entre les membres d'une famille, entre des collègues de travail, etc. Alors, merci de penser à eux aussi.

Ce n'est pas le 14 février qu'il faut penser aux êtres chers, c'est toute l'année. Il faut aimer les êtres chers quand on en ressent le besoin, quand on a envie de le leur faire savoir. La Saint-Valentin, c'est comme Noël, la Fête des Mères ou la Fête des Pères : une date où l'on force la population à se souhaiter ses meilleurs voeux (qu'on le ressente ou non). Je vous ai sûrement déjà raconté combien je déteste Noël, délicieuse fête commerciale où tout le monde se réunit pour se dire combien on s'aime et qu'on se souhaite le plus merveilleux bonheur... alors que franchement, on ne se voit pas le reste de l'année parce qu'on ne le veut pas. Pourtant, toute l'année, je dis à mes amis combien je suis content d'être avec eux, combien je les aime, combien je leur souhaite du bonheur dans les moments tristes, combien je suis heureux de partager leurs joies quand ils sont joyeux... Pourquoi forcer une putain de date pour déclarer cet amour ?! J'ai le même sentiment face à la Saint-Valentin qu'à ces autres fêtes tout aussi futiles.

Je vous ai aimé hier, je vous aime aujourd'hui, je vous aimerai demain. Ni plus, ni moins.

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