Firefox : un optimisme exagéré ? Peut-être… Après tout, avec la quantité de
blogs qui vantent les mérites de Firefox à la façon “Firefox, c’est bien ;
le reste, c’est caca”, ça ressemble plus à de la propagande, à du
fanatisme qu’à de la réelle information.
Toutefois, le but de ce texte est de donner mon avis sur deux petites
questions posées par Dew, dans le billet précédemment cité. Je me permets ici
de joindre le tableau posté par Dew, représentant les statistiques de
consultation selon le navigateur utilisé sur un portail d’un FAI français bien
connu:

(…) D’où l’inévitable question : l’optimisme autour de Firefox est-il
exagéré ?
Je crois pour ma part, après avoir utilisé longtemps Firefox, que sa
renommée est vraiment méritée. Malheureusement, comme souligné par ce petit
comparatif, les parts de marchés de Firefox ne représentent qu’un faible
pourcentage, comparativement à MSIE. Toutefois, la popularité de
Firefox (et des autres navigateurs alternatifs) ne va aller qu’à la hausse,
IE étant un produit
qui n’a pas réellement évolué depuis 2001, et qui n’évoluera plus, dans
quelques années, que pour les utilisateurs de l’OS depuis longtemps
promis par Microsoft, Longhorn. Firefox reste en lui-même un produit accessible
à tous, et gagnera des parts de marché non plus seulement du côté des
geeks, les mordus de l’informatique, mais aussi de l’utilisateur
lambda.
Pourtant, 10% constituent-ils un poids assez important pour pouvoir parler
de renouveau ?
Si 10% du marché représente encore une minorité, c’est tout de même un
visiteur sur dix, donc une fraction assez importante des visiteurs.
Mais la question d’un renouveau de l’Internet ne se pose pas vraiment en
terme de pourcentage d’utilisation d’un navigateur. Le problème est plutôt:
pourquoi attendre, pourquoi ça ne serait pas à nous de créer cette renaissance
du Web? Avec l’explosion des nouvelles technologies accessibles à tous
(Internet sur téléphones cellulaires, entre autre) ou qui servent à contrer des
handicaps (pour aveugles, pour gens avec troubles moteurs, etc.), un Web
compatible et accessible est nécessaire. Internet Explorer est un navigateur
qui stagne et qui impose ses volontés, plus pour le pire que pour le meilleur.
Firefox, à mon sens, est plus une figure de proue de cette nouvelle révolution
Internet, qui dit un “STOP” clair à Microsoft et ses codes loin d’êtres
interopérables.
L’optimisme autour de Firefox, à mon avis, représente donc plus la victoire
contre Goliath que la victoire de David.