Écrire une histoire
Par Alexandre P. le mercredi 18 juin 2008, 02:51 - Histoires - Lien permanent
J'ai essayé de commencer un brouillon, hier soir. "Essayé" et "brouillon" sont des mots importants, ici. Ce n'est pas que j'ai rien à raconter dans le texte que je veux écrire. Ou plutôt, si.
J'ai bien la base, l'idée globale de l'histoire : couché dans son lit, un homme a de la difficulté à s'endormir. Car à son côté, une demoiselle, une bonne copine, vêtue de son plus beau rien-du-tout. Il la regarde, il la caresse. Ce que je souhaite raconter, c'est ce court instant, ce moment-là : que ressent l'homme quand il est allongé au côté de cette demoiselle qu'il aime. Et ce qu'il ressent en même temps quand il est conscient que cette femme-là n'est pas à son côté en ce moment-même, qu'elle n'est que le fruit de son imagination. Ce qu'il ressent quand ce fantasme lui fait du bien et lui fait du mal.
Le problème, c'est que je n'ai pas de milieu.
M'enfin, j'ai bien une petite idée de milieu. J'ai d'abord commencé à expliquer comment l'homme et la demoiselle en question se sont rencontrés, et comment il en est venu à rêver d'elle. Seulement, je trouve cette tournure totalement ennuyante. Le texte que je tente d'écrire se base sur un fantasme que j'ai réellement en ce moment, et j'essaie probablement beaucoup trop à ce qu'il reflète la réalité. Je décris en long et en large une foultitude de détails concernant la vie de la demoiselle, alors qu'après tout, osef. Ce qui est intéressant, ce sont les émotions, le feeling entre les deux personnages, et cela est complètement noyé dans un océan de détails plus ou moins pertinents à la compréhension des personnages.
Mon blocage se situe à ce niveau : comme mon histoire se base sur une rêverie qui existe vraiment, je me sens sale d'inventer, de créer des contacts plus passionnants entre les personnages. Pourtant, je l'ai déjà fait précédemment, dansd'autres histoires : partir d'un moment et halluciner un évènement totalement fictif, ou fabriquer un passé complètement faux à une de mes muses. Mais aujourd'hui, quand je m'apprête à sortir du sentier du véridique, mes doigts se bloquent sur mon clavier, plus aucun mot n'apparaît à l'écran.
Je fais fausse route. Je suis sûrement parti du mauvais pied.

Commentaires
Peut-être vaut-il mieux, en effet, tout recommencer dans un moment différent, en tâchant de se séparer de toute appréhension.
Peut-être n'est-ce pas possible pour toi d'écrire ainsi pour l'instant, -comme pourtant tu l'as souvent fait-, parce que tu as passé un certain cap. Que quelque chose doit se dérouler avant... je ne sais pas si je me fais comprendre, mais je crois que c'est possible que ce soit pour cette raison.
Peut-être as-tu envie de faire quelque chose d'autre, de nouveau, d'inconnu. Mais dans un même temps, tu souhaites t'accrocher à ce que tu connais, ce que tu as déjà expérimenté.
Bon, ensuite, on va pas tomber dans de la psychologie de comptoir !
Bonne journée !
Lol, de la psychologie de comptoir.
Bah, si on entre dans ce genre de psychopop, on pourrait dire aussi que, au contraire, je n'ai pas encore passé un cap qui me permettrait d'exploiter l'idée. Que je n'ai pas acquis la capacité de me détacher de cette histoire afin d'y bâtir quelque chose de vrai ou faux. Ce n'est peut-être pas le bon moment pour écrire sur ce thème.
Un voyage dans un autre univers pourrait peut-être m'aider à débloquer, en effet.
lol.
Bah, il ne faut juste pas, je pense, tomber dans l'idée du blocage, de la page blanche, irrémédiable.
*Pouk* (bon 1er jour d'été, de cagnard, de transpiration et de fête de la musique ! )