Devant la bibliothèque où je travaille, il y a une gloriette. Où se déroulent quasi quotidiennement des deals de drogue. En fait, ces deals ne se font pas que dans cette gloriette : beaucoup de va-et-vient vers les toilettes de la bibliothèque nous mettent la puce à l’oreille et nous font penser, à moi et aux autres employés, que des échanges de drogue s’y font aussi. Le problème majeur, c’est que nous n’avons jamais pincé sur le vif une transaction, ou encore trouvé trace de ces transactions.

Aujourd’hui, je suis allé à la toilette. En me lavant les mains, mon regard errait dans le miroir surplombant l’évier. Je ne sais pourquoi, mais mon regard s’est arrêté sur le reflet de la table à langer. Parce que oui, dans notre toilette des hommes, il y a une table à langer.

Vérité #13 : les hommes qui vont changer les couches pleines de leur bébé dans les toilettes d’un lieu public se comptent sur les doigts d’une main.

Il m’apparaît soudain à l’esprit, donc, que l’intérieur de cette table à langer serait une cachette idéale pour y ranger quelque drogue, non ? En dépliant la table, je remarque quelques granules vertes.

Vérité #13 bis : la poudre de talc, c’est blanc. Pas vert.