[…] sans amour, sans projet, sans chaussettes qui vont au micro-ondes, Daniel a la désagréable impression de ne pas être adulte. Pour remédier à la situation, il décide d’agir de la façon qu’il connaît le mieux : courir très vite dans tous les sens, sans réfléchir. Si c’est une bonne idée ? Évidemment non. Mais même de cette façon, on finit toujours par arriver quelque part. (Tiré du résumé de Un petit pas pour l’homme de Stéphane Dompierre [2004, Québec Amérique])

Ça résume plutôt bien comment je me sens maintenant : complètement perdu, déboussolé, ne sachant que faire, que penser, comment agir et réagir.

Pourquoi depuis une semaine la moindre de mes pensées finit-elle par un point d’interrogation ? J’ai envie de fuir mais fuir je ne sais quoi. Et puis trop souvent ce qu’on fuit nous colle aux fesses et nous suit partout où l’on va, même si c’est en courant très vite dans tous les sens. (p. 82)

Je crois être en train de planter des graines dans deux jardins complètement différents, mais bordel je ne sais lequel j’ai envie d’arroser ! Parce que entretenir deux jardins, c’est inadmissible…