On m'a toutefois fait remarquer quelque chose qui m’a vraiment surpris au premier abord, puis m’a paru totalement vrai : les jeunes de 10-12 ans qui téléchargent massivement de la musique depuis Internet ne comprennent pas pourquoi, ne se rendent pas compte que ce qu’ils font est illégal et que cela impacte l’industrie de la musique ! Pour la plupart d’entre eux, ils pensent simplement : “Je vais aller chercher ma musique sur Kazaa parce qu’elle ne coûte rien” ; ils ne se rendent pas compte que l’artiste n’est pas rémunéré pour le téléchargement qu’ils font… (Comme si les artistes allaient tous gratuitement faire leur métier! :-) ) Les jeunes d’aujourd’hui grandissent avec les ordinateurs, souvent avec connexion haute-vitesse et logiciels d’échanges P2P, ayant en tête que la musique est gratuite mais sans savoir pourquoi. La suggestion qu’on m’a dite : la RIAA devrait faire des campagnes de sensibilisation auprès des gens, particulièrement les jeunes, sur les méfaits des téléchargements illégaux de musique sur Internet. Cette idée, je la trouve excellente ! (Tant qu’elle reste une campagne de sensibilisation, et non de peur et de propagande.)

Certes, certaines personnes répliqueront : “Bof, c n’est pas parce qu’UNE personne télécharge gratuitement UNE chanson d’un artiste que ça va le mettre à la rue !” Et effectivement, je dois le reconnaître. Toutefois, la personne qui télécharge a rarement une seule chanson d’un seul artiste téléchargée par P2P. De plus, si un “Ce n’est pas un téléchargement qui va tuer l’artiste” a peu d’impact, le tout multiplié à grande échelle en a : 100000 “Ce n’est pas grave” se fait ressentir… Pas nécéssairement chez les grands artistes connus tels Céline Dion, Sean Paul, Madonna ou Metallica, mais surtout chez ceux de la relève.

Autre critique : “Je n’ai pas envie d’acheter un album à 25$ d’un artiste dont j’aime qu’une seule chanson !” Critique qui a certes sa valeur. Aussi est-il utile de présenter des alternatives légales ! Pour n’en citer que quelques-unes: Pressplay, MusicNet et Rhapsody. Ces services sont légaux. Gratuits ? non, bien entendu, car il faut bien rémunérer les artistes ; mais les prix sont intéressants et, surtout, permettent de choisir sa propre sélection musicale (n’acheter qu’un seul titre d’un artiste plutôt que l’album entier).

D’un autre côté, il existe d’autres alternatives intéressantes : la musique libre !