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dimanche 3 août 2008

ToDoList : participer à ça

Ma chère amie Cath, qui délaisse temporairement le monde de l'enseignement pour parfaire sa formation chez les bouquineux, s'est écrite une note aide-mémoire d'activité à faire lorsqu'elle reviendra à l'enseignement. Activité franchement intéressante, m'est d'avis :

Si vous n'aviez qu'une seule chose à écrire, qui justifierait toutes les minutes passées à vous ennuyer dans un cours de français, qu'est-ce que ce serait? Une lettre, une histoire, une liste de choses à faire? [...]

J'aimerais bien vous la soumettre, moi aussi. C'est l'été, ça vous dirait, une petite activité d'écriture ? Pour ma part, j'ai déjà une petite idée...


"Letters to myself", par Zsuzsanna Potari

mercredi 9 juillet 2008

Logiciels libres et religion

"Évangélistes". C'est ainsi que les membres de la communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu sont appelés par Brunus dans les forums d'Ubuntu-FR. Stupeur.

M'enfin, non, ce n'est pas vrai, je ne suis pas surpris. Ce n'est pas la première fois que je remarque un certain amalgame entre religion et logiciels libres dans les forums d'Ubuntu-FR (est-ce aussi vrai ailleurs ?). Adam0509 disait que c'est aux utilisateurs de logiciels libres de répandre la bonne parole aux informaticiens. Caponeal appelle les adeptes plus "extrémistes" des logiciels libres les "ayathollahs du libre", et Damvdr s'estime un profane sous Linux parce qu'il vient à peine de découvrir Ubuntu. Il est du devoir des Linuxiens, selon FCDI, de remettre les utilisateurs de Microsoft Windows "dans le droit chemin" ; pour Rubyman, c'est une "révélation divine" qu'il faut transmettre.

Nazebrock disait que le temps où on envoyait des missionnaires pour convertir l'homme africain au christianisme n'est pas si loin après tout, et Keldath de renchérir qu'il serait temps d'arrêter cette manie de vouloir convertir tout ce qui bouge en incarnant un soit disant rôle de "sauveur". Très franchement, ils m'enlèvent les mots de la bouche !

À mon sens, il y a un très grande différence entre être adepte d'une philosophie (celle du logiciel libre) et être intolérent envers d'autres visions de l'informatique (le logiciel non libre). Entre comprendre et accepter, tout en n'étant pas en accord, que d'autres peuvent voir du bon dans le logiciel propriétaire, et rejeter tout ce qui est non libre, promouvoir le logiciel libre comme étant l'unique voie divine grâce à laquelle Saint Richard Stallman, Saint Linus Torvalds et Saint Mark Shuttleworth vont nous amener à l'illumination. Entre partager son point de vue et vouloir convertir à tout prix tout le monde vers l'Unique chemin vers le Salut Éternel, amen.

Y'a des fois où ça m'énerve grandement.


"Fear of the missionary" par Stargazer80

lundi 7 juillet 2008

Non-dits

Il y a des choses que l'on cache. Qu'on aimerait faire disparaître, qu'on souhaiterait qui n'existent plus. Que l'on tente d'enfouir profondément, en espérant qu'en les écrasant par ses efforts on réussisse à les rendre si compactes, si insignifiantes que finalement, elles cessent d'être.

Déni : mécanisme de défense qui consiste à nier une perception traumatisante de la réalité extérieure

Paradoxalement, plus on investit de l'effort pour effacer ces choses, plus elles occupent une place de grande importance et qu'elles envahissent son quotidien.


"As the Day Ends..." par Chiisuchi

mercredi 18 juin 2008

Écrire une histoire

J'ai remarqué que ça presque un an que je n'ai pas écrit de texte. Que ça me démange aussi, que j'ai souvent envie d'écrire quelque chose, mais que souvent aussi je ne prends pas le temps d'écrire.

J'ai essayé de commencer un brouillon, hier soir. "Essayé" et "brouillon" sont des mots importants, ici. Ce n'est pas que j'ai rien à raconter dans le texte que je veux écrire. Ou plutôt, si.

J'ai bien la base, l'idée globale de l'histoire : couché dans son lit, un homme a de la difficulté à s'endormir. Car à son côté, une demoiselle, une bonne copine, vêtue de son plus beau rien-du-tout. Il la regarde, il la caresse. Ce que je souhaite raconter, c'est ce court instant, ce moment-là : que ressent l'homme quand il est allongé au côté de cette demoiselle qu'il aime. Et ce qu'il ressent en même temps quand il est conscient que cette femme-là n'est pas à son côté en ce moment-même, qu'elle n'est que le fruit de son imagination. Ce qu'il ressent quand ce fantasme lui fait du bien et lui fait du mal.

Le problème, c'est que je n'ai pas de milieu.


"Letter Eater", par Vlad Gerasimov

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