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mardi 24 mars 2009

Balade printanière

Bon sang que ça fait du bien !

Finir sa journée en milieu d'après-midi, sans être trop épuisé pour penser à autre chose que s'écraser dans un sofa, le cerveau à off. Un ciel bleu, avec quelques nuages d'un blanc laiteux effilés qu'on dirait de la soie. Une température assez chaude pour sortir en t-shirt. Et aucune obligation à remplir pour la fin d'après-midi.

Ça, c'est les conditions gagnantes pour me donner envie d'aller polluer la planète faire une première balade printanière sur des petites routes de campagne à bord de ma voiture.

Sans rien ni personne. Téléphone éteint. À ma gauche, des champs où règnent encore quelques plaques de neige grisâtre. À ma droite, d'autres champs tout autant en plein dégel. Devant moi, une route rectiligne sans aucun autre conducteur en vue. Je baisse ma vitre, j'appuie mon bras sur le rebord, je laisse le vent le caresser. Rien qu'un petit tête à tête entre Dido et moi. A Safe trip home, a pleasant trip home.

À défaut de faire le tour du monde, je m'approprie mes environs.


«+ roadtrip», par Xineiz

vendredi 6 février 2009

Janvier de voyager

En janvier, un ami est revenu d'une session d'études en France. Il y était allé tout l'automne.
Il est revenu juste à temps pour fêter le départ d'une de nos amies qui part étudier à Bruxelles jusqu'à juillet.
Une autre amie et son amoureux n'ont pas pu être présents à cette fête, étant en voyage au Mexique à ce moment-là.

Au travail, un ancien collègue est venu nous saluer. Il revenait d'un long séjour en Amérique Centrale, et pense profiter du fait de ne plus étudier jusqu'à l'automne prochain pour aller travailler à l'étranger (en France probablement). C'était quelques jours avant que j'aille pendre un café avec une ancienne collègue de travail, qui partait vivre en Angleterre pour une durée indéterminée.

Enfin, je suis sorti au cinéma il y a deux semaines avec une amie. Ça y est, son voyage est planifié : elle part à St. Marteens en fin de semaine. Finalement, parce que leurs horaires ne concordent pas, elle n'ira pas rejoindre son amie partie explorer l'Europe.

Aujourd'hui, je suis allé travailler.


«Bombay», par Stefan Sicher (Desktopography 2007)

Je donne probablement l'impression que je me plains de l'hiver. J'aime bien l'hiver. Même si à certains moments c'en est exaspérant, j'aime regarder dehors toute cette neige blanche. J'aime vivre dans un climat où il y a quatre saisons très marquées et différentes. Il n'empêche : janvier aura été le mois où plusieurs amis seront allés "voir ailleurs", et moi aussi j'ai envie de ces ailleurs.

dimanche 7 décembre 2008

C'est aux acteurs du libre que ça s'adressait

Chez Framasoft, aKa signe le billet Ces logiciels qui ont les trippes à l'air… C'est une réponse à l'article Libérons-nous du libre de François-Xavier Ajavon, dans lequel l'auteur, semblerait-il à première vue, dénonce l'absurdité du logiciel libre face au logiciel propriétaire. aKa en conclut que l'article de Ajavon est plus un exercice stylistique et une caricature moqueuse du monde libre qui ne fera probablement aucun tort au logiciel libre lui-même. Encore une fois, ce qui me fait réagir est surtout le propos de beaucoup des commentateurs des deux textes précédents.

À la lecture de Libérons-nous du libre, j'ai surtout retenu qu'il ne s'adressait pas aux décideurs en entreprises ni aux particuliers qui s'interrogent à propos de ce nouveau pas-si-nouveau phénomène. Il s'adresse plutôt aux acteurs et militants du libre, en leur présentant une caricature de leur attitude et de leur pensée. La raison pour laquelle le terme "libre" est sans cesse inscrit entre guillemettes n'est pas uniquement, selon moi, un moyen de montrer que ce mot est fourre-tout, utilisé à toutes les sauces dans le monde libre pour désigner tout et tout. C'est aussi une façon d'afficher que plusieurs "libristes" tiennent certains discours de moutons, sans penser par eux-mêmes, en frappant systématiquement sur tout ce qui ne correspond pas à leur vision, en reprenant singulièrement l'argumentaire d'autres acteurs du libre... comme ils le reprochent aux utilisateurs qui ont des œillères chez les logiciels propriétaires. (Heureusement, tous les libristes ne sont pas ainsi, mais plus le logiciel libre se démocratise, plus la moutonnerie se répand.)

L'autre point que je retiens est la dénonciation de l'aspect religieux donné au logiciel libre. Les install party comparées à des offices dominicaux, la libération/conversion vertueuse des ordinateurs infidèles asservis aux logiciels commerciaux privateurs, Richard Stallman le gourou open space... J'avais d'ailleurs moi-même relevé précédemment dans un autre billet que cette adoration presque divine des logiciels libres m'effraie, car encore une fois on a affaire à une bande de moutons qui répète ce que l'on dit sans réfléchir deux secondes.

Bref, pour répondre à aKa qui demande si l'on pense que l'article de Ajavon fera du tort au logiciel libre : non. Au contraire, par son ironie, son utilisation extraordinaire de la rhétorique, son cynisme, Libérons-nous du libre devrait faire avancer le monde libre en faisant se questionner les libristes sur leur discours, sur la façon dont ils sont perçus et sur leur manière d'agir et de penser. Quelques comentateurs auront relevé que le texte de Ajavon n'est pas une critique pure et simple du modèle libre, mais bien de ce que sont certains libristes et communautés de libristes qui occupent l'avant-scène.


Monkey Infesation, par h4l0g3n1ty

mardi 2 décembre 2008

Cours d'info...

Cours d'introduction aux métiers et domaines de l'informatique. On reçoit le projet de session : créer un petit site web sous Microsoft FrontPage en utilisant bien toutes les jolies composantes personnalisées de ce fabuleux outil. Plusieurs choses me gênent dans ce projet.

La première est certainement de faire apprendre une méthode de développement d'un site web en utilisant des fonctionnalités spécifiques d'un logiciel. Qu'est-ce que cela signifie ? Si au final je deviens un as de FrontPage, que je réussis à monter un petit site Internet fort acceptable avec cet outil, qu'advient-il de mes compétences une fois que, lorsque mes études seront terminées et lorsque je serai engagé par un employeur, je doive utiliser un autre outil, une autre plate-forme de développement ? Les webbots dans FrontPage, ça a beau être pratique, c'est loin d'être normalisé et présent dans une foultitude d'autres logiciels.

La seconde est de devoir travailler exclusivement à l'école sur des ordinateurs publics, à moins de pirater le logiciel. On ne me fournit pas une copie et une licence d'exploitation du logiciel, alors je suis bien obligé d'utiliser les postes de l'école pour travailler, puisqu'il n'y a que là que je dispose d'une installation utilisable de FrontPage. Je n'ai aucune envie de débourser un quelconque sou pour acheter un logiciel fort cher qui ne me servira que pour réaliser un seul projet dans le cadre de mes études. (Et je ne peux pas utiliser de version de démonstration de FrontPage parce que point 3.) Je trouve fort dommage de devoir me déplacer à l'école pour travailler, plutôt que de travailler à partir de chez moi, surtout que mes horaires de disponibilité pour travailler sur le projet ne correspondent peut-être pas tout à fait aux heures de disponibilité des laboratoires de micro-informatique et que la disponibilité d'un poste de travail pour toute la durée de mon travail n'est pas garantie.

La troisième est de nous instruire à utiliser un logiciel obsolète. FrontPage n'est plus développé par Microsoft depuis 2006, remplacé depuis par Expression Web ou SharePoint Designer. Or, certaines des fonctions de FrontPage que l'on nous apprend à tirer si brillamment profit semblent tout simplement avoir disparu des dernières versions de Expression Web et SharePoint Designer.

Évidemment, aucune discussion possible pour ce projet parce que ce projet-ci est planifié ainsi, ce qui ne nous empêche pas de proposer au professeur de revoir sa copie pour les sessions à venir. Au moins, je me réjouis de constater que je ne suis pas le seul mécontent, et surtout que d'autres vont aussi voir ailleurs si d'autres produits et d'autres méthodes de développement sont plus efficaces que celles imposées par le professeur.

'Computer2', par Nouseforaname
"Computer2", par Nouseforaname

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