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Libre Inc.

Parce que les logiciels libres font aussi partie de mon monde...

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dimanche 7 décembre 2008

C'est aux acteurs du libre que ça s'adressait

Chez Framasoft, aKa signe le billet Ces logiciels qui ont les trippes à l'air… C'est une réponse à l'article Libérons-nous du libre de François-Xavier Ajavon, dans lequel l'auteur, semblerait-il à première vue, dénonce l'absurdité du logiciel libre face au logiciel propriétaire. aKa en conclut que l'article de Ajavon est plus un exercice stylistique et une caricature moqueuse du monde libre qui ne fera probablement aucun tort au logiciel libre lui-même. Encore une fois, ce qui me fait réagir est surtout le propos de beaucoup des commentateurs des deux textes précédents.

À la lecture de Libérons-nous du libre, j'ai surtout retenu qu'il ne s'adressait pas aux décideurs en entreprises ni aux particuliers qui s'interrogent à propos de ce nouveau pas-si-nouveau phénomène. Il s'adresse plutôt aux acteurs et militants du libre, en leur présentant une caricature de leur attitude et de leur pensée. La raison pour laquelle le terme "libre" est sans cesse inscrit entre guillemettes n'est pas uniquement, selon moi, un moyen de montrer que ce mot est fourre-tout, utilisé à toutes les sauces dans le monde libre pour désigner tout et tout. C'est aussi une façon d'afficher que plusieurs "libristes" tiennent certains discours de moutons, sans penser par eux-mêmes, en frappant systématiquement sur tout ce qui ne correspond pas à leur vision, en reprenant singulièrement l'argumentaire d'autres acteurs du libre... comme ils le reprochent aux utilisateurs qui ont des œillères chez les logiciels propriétaires. (Heureusement, tous les libristes ne sont pas ainsi, mais plus le logiciel libre se démocratise, plus la moutonnerie se répand.)

L'autre point que je retiens est la dénonciation de l'aspect religieux donné au logiciel libre. Les install party comparées à des offices dominicaux, la libération/conversion vertueuse des ordinateurs infidèles asservis aux logiciels commerciaux privateurs, Richard Stallman le gourou open space... J'avais d'ailleurs moi-même relevé précédemment dans un autre billet que cette adoration presque divine des logiciels libres m'effraie, car encore une fois on a affaire à une bande de moutons qui répète ce que l'on dit sans réfléchir deux secondes.

Bref, pour répondre à aKa qui demande si l'on pense que l'article de Ajavon fera du tort au logiciel libre : non. Au contraire, par son ironie, son utilisation extraordinaire de la rhétorique, son cynisme, Libérons-nous du libre devrait faire avancer le monde libre en faisant se questionner les libristes sur leur discours, sur la façon dont ils sont perçus et sur leur manière d'agir et de penser. Quelques comentateurs auront relevé que le texte de Ajavon n'est pas une critique pure et simple du modèle libre, mais bien de ce que sont certains libristes et communautés de libristes qui occupent l'avant-scène.


Monkey Infesation, par h4l0g3n1ty

mercredi 9 juillet 2008

Logiciels libres et religion

"Évangélistes". C'est ainsi que les membres de la communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu sont appelés par Brunus dans les forums d'Ubuntu-FR. Stupeur.

M'enfin, non, ce n'est pas vrai, je ne suis pas surpris. Ce n'est pas la première fois que je remarque un certain amalgame entre religion et logiciels libres dans les forums d'Ubuntu-FR (est-ce aussi vrai ailleurs ?). Adam0509 disait que c'est aux utilisateurs de logiciels libres de répandre la bonne parole aux informaticiens. Caponeal appelle les adeptes plus "extrémistes" des logiciels libres les "ayathollahs du libre", et Damvdr s'estime un profane sous Linux parce qu'il vient à peine de découvrir Ubuntu. Il est du devoir des Linuxiens, selon FCDI, de remettre les utilisateurs de Microsoft Windows "dans le droit chemin" ; pour Rubyman, c'est une "révélation divine" qu'il faut transmettre.

Nazebrock disait que le temps où on envoyait des missionnaires pour convertir l'homme africain au christianisme n'est pas si loin après tout, et Keldath de renchérir qu'il serait temps d'arrêter cette manie de vouloir convertir tout ce qui bouge en incarnant un soit disant rôle de "sauveur". Très franchement, ils m'enlèvent les mots de la bouche !

À mon sens, il y a un très grande différence entre être adepte d'une philosophie (celle du logiciel libre) et être intolérent envers d'autres visions de l'informatique (le logiciel non libre). Entre comprendre et accepter, tout en n'étant pas en accord, que d'autres peuvent voir du bon dans le logiciel propriétaire, et rejeter tout ce qui est non libre, promouvoir le logiciel libre comme étant l'unique voie divine grâce à laquelle Saint Richard Stallman, Saint Linus Torvalds et Saint Mark Shuttleworth vont nous amener à l'illumination. Entre partager son point de vue et vouloir convertir à tout prix tout le monde vers l'Unique chemin vers le Salut Éternel, amen.

Y'a des fois où ça m'énerve grandement.


"Fear of the missionary" par Stargazer80

mardi 7 novembre 2006

Nocivité des DRM

[Via Standblog]

Le site de vente de musique en ligne MSN Music fermera sous peu ses portes. Dès le 14 novembre (date de sortie du Zune aux États-Unis), MSN Music ne vendra plus directement de musique, mais référera plutôt les clients vers Real Rhapsody et Zune Marketplace (un nouveau service de Microsoft opérable uniquement avec le Zune, basé sur le modèle fermé d’iTunes/iTunes Music Store et l’iPod d’Apple).

Le problème ? Les chansons achetées sur MSN Music (service proposé par Microsoft, rappelons-le) ne pourront pas être transférées sur le nouveau baladeur numérique de Microsoft, le Zune. Le système de DRM par lequel sont chiffrées les chansons achetées légalement est incompatible avec celui du Zune, ce baladeur étant incompatible avec la norme PlayForSure. Bref, pour de la musique que le client a payé de sa propre poche, il lui sera impossible de la jouer sur son nouveau baladeur… alors que le Zune est un produit de la même marque que le développeur du DRM !

Ceci démontre exactement que les contenus, les oeuvres, ont une durée de vie supérieure à celles des technologies et de l’intérêt que les entreprises de technologie leurs porte. Je l’avais déjà écrit, de nombreux internautes de renom l’ont aussi soutenu depuis longtemps : les DRM sont un frein au développement d’une réelle offre musicale légale dans Internet. Rappelons que récemment, un représentant de Virgin MegaStore proposait un marché sans DRM ; récemment, ce même magasin et FnacMusic ont publié des chansons sans DRM. Espérons, pour le bien du consommateur, que les mesures techniques de protection disparaîtront.

lundi 9 octobre 2006

YP-Z5, un mois après

Je voulais écrire un billet à propos du baladeur numérique que j’ai acheté il y a à peu près un mois (un Samsung YP-Z5AS), mais paresseux je suis, je ne l’ai jusqu’à présent pas fait. J’ai lu hier, dans le forum d’Ubuntu-FR, qu’un membre souhaitait se procurer lui aussi un YP-Z5 ; cela m’a poussé à lui pondre un petit retour d’expérience après un mois d’utilisation. Je transmets de nouveau ce que j’ai écrit.Tout d’abord, je désire dire tout de suite que je ne suis pas hyper calé en la matière. Mon parcours en maière de baladeurs se résume à un vieux magnétocassette RCA (que j’ai toujours, d’ailleurs, et qui fonctionne :) ), à un lecteur minidisques Aïwa et à un baladeur MP3 SanDisk Sansa e140. J’ai globalement été satisfait de mon baladeur minidisques (autonomie, robustesse du produit, qualité de son), mais il avait un défaut extrêmement contraignant : pour transférer de la musique dessus, je devais absolument utiliser un logiciel propriétaire (SonicStage, pour ceux qui connaissent) fonctionnant sous Microsoft® Windows® uniquement. J’ai fait attention de bien choisir un lecteur compatible avecla norme USB MSC pour mon lecteur suivant : le Sansa e140 de SanDisk. Je l’avais choisi surtout pour son faible prix et son extensibilité au point de vue de la mémoire (on peut lui ajouter une carte SD). Malheureusement, j’ai trouvé le produit plutôt cheap : autonomie plutôt mauvaise, lecteur en plastique, boutons peu réactifs, démarrage et mise à jour de la bibliothèque assez lente, se raye facilement… Bref, je m’étais mis en quête d’un nouveau baladeur, et mon choix s’est arrêté sur le YP-Z5 de Samsung, suite entre autre la la lecture d’un test sur GénérationMP3. (D’ailleurs, sur bien des points, je risque de répéter ce que dit le testeur.)

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