Depuis une semaine, j'ai décidé de trouver quelque chose de positif qui se produit à chaque jour. Ça peut être totalement insignifiant, un tout court moment, une petite pensée, mais c'est positif quand même. Soudainement, la vie quotidienne semble moins monotone.
dimanche 20 avril 2008
Le temps en informatique...
Par Alexandre P. le dimanche 20 avril 2008, 16:45 - Dollarama
... est perçu vraiment différemment du temps réel. J'ai sans cesse cet étonnement quand, dans un forum informatique, je lis un message utilisant le terme "à l'époque". Par exemple (phrase fictive) : J'ai dû me mettre à Ubuntu sérieusement avec la sortie de la version 6.06, en double-amorçage avec Windows XP à l'époque. Ou encore (toujours fictif) : C'est une fonctionnalité que j'attends depuis l'époque de Dapper. Voire pire (encore fictif) : J'ai acheté un nouvel ordinateur le mois dernier, pour corriger mes problèmes de compatibilité ; à l'époque, mon PC avait une carte graphique non gérée.
Dans ma tête à moi, on réfère à une époque quand on a vécu quelque chose de lointain et qui est marqué d'un évènement marquant, qui crée une coupure nette dans la vie d'une personne. Je ne serais pas surpris d'entendre mes grands-parents me parler de l'époque de leur jeunesse. Mes parents pourraient aussi me parler de l'époque où ils ont décroché leur premier emploi. Et je pourrais même penser à l'époque où j'entrais à l'école primaire. Mais parler d'une époque pour un évènement somme toute banal s'étant produit il y a à peine un mois ou deux ans ? Ça m'étonne encore et encore !
mardi 1 avril 2008
Petite victoire
Par Alexandre P. le mardi 1 avril 2008, 05:38 - Dollarama
Hier soir, j'étais en train de dévorer des spaghettis, captivé par ma quotidienne dose de Stargate SG-1 (on ne se refait pas). J'entends alors mon Peupa qui me lance un effroyable cri depuis le sous-sol, à glacer le sang. Il doit encore avoir un problème informatique, je suppose. Cela peut-il attendre la fin de mon émission ? certainement pas. À contre-coeur, je descends le rejoindre. Je me retrouve nez à nez avec un bien charmant courriel, tout de rouge, de gras et de 14 points vêtu. Je lis à peine la première ligne : "Renvoyez vite ce message à tous vos contacts et passez à MSN 8 sinon votre facture d'Internet va augmenter..." "Est-ce que c'est vrai, ce que dit ce message ?", s'enquiert Peupa.
Petite victoire : plutôt que de systématiquement expédier rapidement sans réfléchir un courriel aux allures alarmistes, Peupa a eu la brillance d'esprit de se renseigner[1] quant à la validité des informations véhiculées dans le message. Il a ainsi contribué à mettre fin à une chaîne de lettres et a participé à la préservation de l'habitat naturel des ours polaires. Hourra ! \o/
MSN n’est pas l’unique sujet des chaînes de lettre. S’il vous plaît, lorsque vous relayez des informations à grande échelle, VÉRIFIEZ-EN LA VALIDITÉ !
Notes
[1] Bon, d'accord, auprès de fiston... Ç'aurait pu être mieux, mais c'est déjà un
début. 
jeudi 27 mars 2008
Le monde ne se refait pas, 'faut croire
Par Alexandre P. le jeudi 27 mars 2008, 03:33 - Petit monde asceptisé
Je me sens automate, ces temps-ci. Je me sens régi par des forces extérieures à moi qui contrôlent mes moindres faits et gestes. Le radio-réveil dicte l'heure de me lever, bip bip. L'agenda dicte mon horaire de la journée, bip bip. Le téléphone dicte si je travaille ou non, bip bip. La liste sur le frigo dicte ce que je vais manger ce soir, bip bip. Les amis dictent mes sorties, bip bip. (Et les factures dictent à quelles activités je ne pourrai pas participer, bip bip. System error.) Je ne contrôle plus mon corps, seulement mes pensées – et encore ! elles s'imposent à mon cerveau plus qu'autre chose. On appelle ça, paraît-il, le « blues de la fin de ce putain d'hiver qui veut pas partir et du début de ce satané printemps qui ne veut pas se pointer ».
Il n'y a pas si longtemps, je parlais avec un ami qui disait ressentir la même chose, pour la première fois depuis bien des années. Qu'il attendait impatiemment pouvoir de nouveau sortir jouer dehors. Qu'il espérait intensément le retour du soleil qui brisera la glace et le froid, et ramènera la verdure et la brise parfumée printanière. Peut-être que la réapparition de ce blues est causé par les évènements turbulents qu'il vit en ce moment ; je le comprends tellement car, dans un sens, tout en étant différents, je trouve que ces évènements ressemblent à ces jardinages que j'ai vécus et continue à vivre ces temps-ci. J'ai tellement envie de lui dire que bientôt, les rayons perceront les nuages et feront pousser des sourires sur nos visages… J'ai tellement envie d'y croire !
Le monde ne se refait pas. Bon sang ! je souhaite tant du neuf, des surprises, de la nouveauté. Mais peut-être suffit-il d'ouvrir les yeux…
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